ESPACE NATURE

À l'intention des randonneurs, des chasseurs et des pêcheurs.

 VU SOUS L'ANGLE DE L'AIGUISAGE

QUESTION D'INTÉRET: CONSERVERA-T-IL SA COUPE?

CONNAITRE SON COUTEAU 

"RÉ-AIGUISABLE" 

 ...en pleine nature...dans des conditions souvent adverses...avec les outils disponibles...

Éminemment souhaitable pourrait-on dire. 

Cependant, c'est en grande partie à cause de cela qu'il risque de perdre sa coupe et, conséquemment, 

requérir un ré-aiguisage.

En adoptant cette orientation, les fabricants s'imposent de limiter le degré de dureté de la lame

sachant que...

+

-

LAME TRÈS DURE

CONSERVE MIEUX SA COUPE

LAME MOINS DURE

PLUS FACILE À RÉ-AIGUISER

PLUS DIFFICILE À RÉ-AIGUISER

PERD PLUS FACILEMENT SA COUPE

COMPROMIS à trouver: "durabilité de la coupe" vs "facilité d'aiguisage" = décision concernant la "dureté" de la lame.

COMBIEN "DUR"?

UNE TENDANCE, MAIS PAS D'UNANIMITÉ.

Buck annonce 58 (HRC) pour la plupart de ses couteaux................

*** L'échelle C de Rockwell -HRC-: l'indice de dureté le plus connu.

Buck offre certains modèles à 59,5-61 en spécifiant toutefois

            qu'ils seront difficiles à ré-aiguiser par un particulier.......

*** Le trempage étant ce qu'il est, les chiffres annoncés                     peuvent varier de + 1 point .       

Puma annonce  52-62, plusieurs à 55-57...........................................

*** 1 seul point de différence est important.

Grohmann  affiche entre 56 et 58.....................................................

Spyderco ne publie pas de HRC, mais plusieurs les

                     estiment à 62-64 et même plus.......................................

D'autres facteurs comme la résistance à la corrosion,

aux chocs et à la pression font aussi partie de l'équation. 

Dureté n'est pas automatiquement synonyme de résistance.

Le verre, la céramique et, encore plus, une lime l'illustrent bien.

---Quand les HRC se mettent à compter---

On l'a tous déjà vu ou vécu:

Vous étiez à apprêter le poisson ou le gibier et là, ça ne coupe plus.

Ré-aiguiser aura certainement été plus laborieux et plus ardu qu'en atelier.

En atelier:

même à très basse vitesse:

90  tours/min.

Meule Tormek

En 1 minute :

2800 pouces d'abrasif.

En forêt:

une pierre de 5" :

Équivalent avec

  • Ré-aiguiser en forêt en cours d'action est autre chose qu'en atelier.

  • Rétablir une lame, disons 58, sera sensiblement plus long qu'une 55.

:280 aller-retours

 (2800" / 10")

  --"Gager" sur une lame ultra dure pour éviter                                                          un ré-aiguisage reste une gageure.

  -- Choisir une lame moins dure revient à une                                                           probabilité de ré-aiguisage.

...en 1 minute???

En bout de ligne, il n'y a pas de formule magique.

C'est l'utilisateur qui décide du "meilleur" HRC pour lui.

AUTRE CHOSE QUE LES HRC

"Je n'ai même pas pu ouvrir complètement mon orignal, mon couteau ne coupait plus...."

LE COUTEAU EST-IL À BLÂMER?

...peut-être que oui, mais faudrait aussi voir...

1

 LE POTENTIEL DE LA LAME AVAIT-IL ÉTÉ EXPLOITÉ EN TOTALITÉ?

...aiguisage incomplet ou peut-être même déficient?

Si aiguisage à gros grain seulement...

Gros grain

...genre  85...100...120...

Au microscope

=

Tranchant rugueux....

Effilochures................

Écailles de métal........

...versus 

la peau et le poil 

pleins de sable

de l'orignal...

Grain fin

Cuir

...aucun

 polissage

Quelles sont les chances

de résister?

Si, de plus...

il y a eu surchauffe... 

un angle

de coupe mal adapté...

Pire encore.

1

APPARENCE DE COUPE, OUI, MAIS RÉELLE  VULNÉRABILITÉ

 DANS QUOI A-T-IL COUPÉ AU JUSTE?

2

  • La peau, le poil, c'est déjà dur, mais le sable et la terre sont encore plus redoutables sans compter un éventuel frottage de la lame sur les os.

  • Guère mieux que couper à  travers un gros paquet de papiers sablés...

  • Sérieuse commande pour n'importe quel couteau.

Est-il vraiment si surprenant qu'un tranchant en soit progressivement affecté?

 Ce n'est qu'au cinéma qu'on peut voir une lame couper un poteau de métal et, en plus, demeurer tranchante... 

QUELQUES PISTES

1- Primordial avant de partir en expédition:

  • Un aiguisage de toute première qualité.

  • Pour la finesse de coupe, mais aussi (et beaucoup) pour sa durabilité.

  • Même à cela, le couteau en aura plein les bras.​

2- Emporter du matériel d'aiguisage pour se dépanner:

  • Une pierre aux environs de 220 pour retoucher et une autre aux environs de 600 pour polir.

  • La 600 suffira pour une retouche légère.

3- Un couteau de secours:

  • ...poursuivre une tâche sans devoir s'arrêter pour un ré-aiguisage.

  • ...plus besoin "d'emprunter" celui d'un collègue.

  • Pas de mal à s'offrir "un nom prestigieux",  mais aucunement obligatoire.

  • Suggestion: un couteau de boucher à désosser.  (Page Espace Boutique).           

  • Ce sont de "vrais" couteaux de boucher à HRC 56 et prix abordable.

4- Avant d'acheter un couteau:

  •  Vérifier les caractéristiques techniques sur le site du fabricant.

  •  "La qualité de l'acier" n'est pas tout. C'est le résultat final pour lequel le traitement thermique y est pour beaucoup qui compte le plus. (Il existe des prouesses à ce chapitre.)

5- Le cas du doré en portefeuille:

  • L'angle de coupe des couteaux à fileter est généralement très étroit, sous les 30'. Ça coupe "bien", même "très bien", mais le tranchant est d'autant fragile.

  • Il ne résistera pas longtemps à couper des os et encore moins à couper des arrêtes.

  • Pour cela, vaut mieux utiliser un couteau d'appoint dédié ou des pinces coupantes.

QUELQUES NOTES SUPPLÉMENTAIRES

1-100 km/h : c'est  la vitesse linéaire d'une meule de 6 pouces à 3450 tours/min.:

     1,67 kilomètre d'abrasif en 1 minute!

      Et, on se demandera s'il y a risque de "surchauffe"?

2-  En expédition, même à 56-58, il est pour ainsi dire prévisible que la coupe             perde progressivement de son mordant. -C'est dans les gènes de la lame.-

3- Les couteaux d'expédition "mieux" que les couteaux de chef en cuisine?

  • Les Giesser (Page Choisir un couteau) sont à 56,  le Wusthof à 58, le Sunnecko à 60.

  • Dépendant de la ligne, certains fabricants  atteignent même 66.

  • La problématique est la même que celle des couteaux d'expédition.

4- Tout à fait vrai qu'au delà de 58, disons 59-61, une lame demande passablement plus de       travail pour la ré-aiguiser. Plus évident encore si fait à la main.

5- Les angles de coupe: important.

  • Abordé à la page "Les Procédés", rubrique "Angle Optimal".

  • Étroit à 30' ou ouvert à 38', là aussi une dualité: 'facilité de coupe - résistance'.

  • Le 'bon angle' : variable selon le travail à faire, la façon de chacun de travailler, du HRC...

       Des tendances, mais pas d'absolu.

  • Buck recommande 26 à 32 degrés dépendant du travail à accomplir. (HRC:58)

  • A. C&W "en général",  les couteaux de chasse à 34', les couteaux à filet à 32' et ceux de randonnée à 36'. 

6- Et les angles pour les couteaux de chef en cuisne?

  • Il est souvent question de 40' en Amérique, mais...​

  • Wusthof (58) annonce 28'

  • Henckels (58) annonce 30'

  • Couteaux dits 'japonais': encore plus étroit.

  • A. C&W36' "en général".   + selon la dureté de la lame.

Une lame correctement aiguisée  travaille  toujours mieux!

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